
Au lendemain de la révolution d'octobre 1917, deux millions de Russes ont dû fuir leur mère-patrie.






Aux lendemains de 1917, l’émigration à Paris de mathématiciens russes…

Cette année est celle du centenaire des deux révolutions russes de 1917 qui ont profondément marqué le vingtième siècle. Les modifications économiques et politiques qu’elles entraînèrent furent évidemment d’une importance majeure, mais elles eurent aussi d’importantes conséquences sur des questions scientifiques et intellectuelles.
Les représentants de l’intelligentsia russe, ces « spécialistes bourgeois » produits par l’ancienne société tsariste firent face dès le début du régime bolchevique à de
L’Oberbürgermeister Haken, l'un des deux bateaux qui transporta les intellectuels expulsés de Russie en 1922. Archives russes/Wikipedia
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Cette année est celle du centenaire des deux révolutions russes de 1917 qui ont profondément marqué le vingtième siècle. Les modifications économiques et politiques qu’elles entraînèrent furent évidemment d’une importance majeure, mais elles eurent aussi d’importantes conséquences sur des questions scientifiques et intellectuelles.
Les représentants de l’intelligentsia russe, ces « spécialistes bourgeois » produits par l’ancienne société tsariste firent face dès le début du régime bolchevique àvirulentes critiques. Dès le début des années 1920, les diverses institutions politiques du nouveau régime furent particulièrement efficaces dans la dévalorisation et la condamnation des intellectuels, notamment à travers la création de différents organes de contrôle idéologique comme la Guépéou ou de propagande comme l’Agitprop.
Les bolcheviks refusaient notamment de laisser l’éducation de la jeunesse aux mains de cette ancienne intelligentsia bourgeoise qui nuisait à l’instauration de la société socialiste.
Ils établirent une stricte surveillance des scientifiques qu’ils accusèrent souvent de sabotage. Cette violence politique s’accompagna de la décision brutale de prolétariser le personnel technique et scientifique. En effet, dans les premières années du régime bolchevique, on assista aux renvois d’un certain nombre de représentants de l’ancienne intelligentsia au profit de personnes issues des classes populaires. Par ailleurs, le nouveau pouvoir souhaita favoriser l’accès des classes laborieuses aux études supérieures et pratiqua donc une sorte de discrimination positive. Les enfants des intellectuels issus de l’ancien régime se virent, par exemple, interdire l’accès aux universités et aux instituts d’études supérieures. L’ancienne intelligentsia fut ainsi réduite au silence et souvent contrainte à l’exil.
Le « bateau des philosophes » en 1922, opération au cours de laquelle plusieurs centaines d’intellectuels russes comme le philosophe Nicolas Berdiaev ou l’écrivain Léon Chestov furent expulsés d’URSS, est un bon exemple de cette période de répression. Selon un commentaire de Trotsky, il n’y avait pas de prétexte pour fusiller ces personnes, mais il n’était plus possible de les supporter. L’émigration russe se dirigea vers l’Europe et particulièrement dans des capitales comme Belgrade, Prague, Berlin et surtout Paris, qui devint à partir de 1923 le centre incontesté de la diaspora russe.

Cette arrivée dans un pays étranger était à l’origine de multiples questions : que faire à Paris ? Où s’installer, où travailler et avec qui ? Comment reprendre une activité scientifique dans ce nouvel environnement et avec un statut précaire de réfugié ?
La thèse à laquelle je travaille depuis 2014 sous la direction de Laurent Mazliak (UPMC) étudie ces diverses questions à propos des mathématiciens russes présents en France à cette période. Parmi eux, je m’intéresse en particulier à quelques individus dont les trajectoires personnelles sont assez représentatives de la variété de formes qu’a pu prendre cette émigration.
Serguei Evguienevitch Savitch, Erwand Grigorevitch Kogbetliantz et Dmitri Pavlovitch Riabouchinsky étaient des mathématiciens dont la carrière avait déjà commencé en 1917. Ils décidèrent très rapidement de quitter la Russie bolchevique. Vassili Grigorevitch Demtchenko n’avait lui qu’une vingtaine d’années quand il arriva en France en 1919 et il fit donc toute sa carrière scientifique dans l’émigration. Enfin, Vladimir Alexandrovitch Kostitzin représente un type différent d’émigré. Il resta en effet en URSS pendant les années 1920 et n’émigra en France qu’en 1928. Il fut donc témoin à la fois de la situation sous le régime soviétique, notamment pendant la courte période de relative détente de la NEP (Nouvelle politique économique) et des difficultés propres à l’émigration. Il constitue ainsi un exemple remarquable des changements et des conséquences impliqués par la décision d’émigrer.
La découverte d’archives nouvelles me permet de suivre son parcours erratique sur la scène scientifique française et de mettre en évidence les relations originales qu’il a su créer avec les mathématiciens français. En outre, la société russe en exil vit naître une quantité importante d’associations et de sociétés savantes. L’une d’elles, le groupe académique russe à Paris, créé en 1920, constitua un lieu de prédilection pour les universitaires qui poursuivirent leurs travaux sous l’égide de cette institution. Là encore, des archives inédites permettent d’étudier ses actions et ses liens avec les institutions françaises.
Par leur trajectoire et leur situation personnelle, leur date d’exil et leurs liens éventuels avec différentes associations de l’émigration russe comme celle évoquée, ces quelques individus fournissent une assez bonne illustration des différentes façons pour un mathématicien russe d’émigrer en France dans l’entre-deux-guerres.
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Une histoire de l'immigration russe en France
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Cette première étude sur l'exil des Russes en France dans l'entre-deux guerres comble judicieusement certaines lacunes de l'histoire de l'immigration.
Histoire culturelle de l’émigration russe en France
par Leonid LIVAK
Etudes sur l'histoire culturelle de l'émigration russe en France
ISBN 979-10-96982-21-9, 364 p., planches en n & b et en couleur, bibliographie, index des noms, index des lieux
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L'ÉMIGRATION RUSSE EN CHINE
INAUGURÉE EN 1903, LA LIGNE DE TRAIN MOSCOU-PÉKIN REPRÉSENTE POUR LES TSARISTES UNE ÉCHAPPATOIRE À LA RÉVOLUTION BOLCHEVIQUE. ILS SONT AINSI DES CENTAINES DE MILLIERS À CHOISIR LA VOIE DE L'EXIL. ET, AU GRÉ D'ALLIANCES ET DE MÉSALLIANCES, CETTE DIASPORA VA S'IMPLANTER EN MANDCHOURIE, PUIS À SHANGHAI.
Par Alexandre Jevakhoff
Publié le 24 oct. 2013
Helsinki, Stockholm, Paris, Berlin, Varsovie, Constantinople, Bizerte, Prague, la Serbie et la Bulgarie... autant de villes et de pays où s'installent, à partir du printemps 1917 et jusqu'au début des années 1920, ceux que les Soviétiques qualifient de « bandits de garde-blancs », tous ces Russes qui, des monarchistes avérés aux socialistes non bolcheviques et aux anarchistes, refusent le régime communiste et fuient avec toutefois l'espoir de revenir un jour sur le sol natal débarrassé de la faucille et du marteau. À cet inventaire manquent pourtant un pays - la Chine - et une ville - Harbin. Au début des années 1920, près de 200 000 Russes y résident, quand les estimations raisonnables évaluent à 1,5 million de personnes l'émigration russe de par le monde. Le rôle particulier de Harbin dans l'émigration russe est à cet égard tout sauf accidentel.
TRAITÉ SINO-RUSSE CONTRE LA MENACE NIPPONNE
L'histoire géostratégique de la Russie ne se limite pas à la création de Saint-Pétersbourg et à la marche forcée de Pierre le Grand et Catherine II vers l'Orient méditerranéen et caucasien. C'est d'abord vers l'est que les souverains russes dessinent leur empire, avec la conquête de Kazan (1452) puis le rattachement de la Sibérie à partir de la fin du XVIe siècle. Puissance asiatique et pacifique, la Russie envoie l'explorateur danois Vitus Bering vérifier que l'Asie et l'Amérique sont bien séparées et s'approprie l'Alaska jusqu'en 1867. Sept ans plus tôt, elle plante son étendard à Vladivostok, le bien nommé « dominateur de l'Orient », au bord de l'océan Pacifique.
Pour s'y rendre, les Russes doivent contourner la Mandchourie chinoise. Le premier traité russo-chinois, signé en 1689, reflète un rapport de force incertain : si les Russes reçoivent, les premiers, la liberté de commerce en Chine, la frontière bilatérale est rejetée au nord, sur le fleuve Amour. Trois traités et deux cent sept ans plus tard, les Chinois ne sont plus en état de refuser grand-chose aux Russes. Le traité de Moscou donne même à ceux-ci le beau rôle : la promesse d'une assistance militaire en cas d'agression japonaise. En 1894, Tokyo a enlevé aux Chinois la Corée, Taïwan et une partie de la Mandchourie. En échange, Saint-Pétersbourg obtient le droit de construire et d'exploiter, avec une concession particulièrement favorable de quatre-vingts ans, la ligne de chemin de fer de la Chine orientale (KVGD, en russe). Le hasard fait bien les choses : la KVGD, qui traverse tout droit la Mandchourie, permet une économie considérable par rapport au tracé du Transsibérien, qui suit la frontière russo-chinoise. La ligne est ouverte à l'été 1903, en un délai record pour poser 4 500 kilomètres de rails et construire 92 gares, neuf tunnels et près de 900 000 mètres carrés de locaux. Son administration, dirigée par le colonel Dimitri Horvath, s'installe le long de la rivière Soungari, au lieu-dit Kharbin (Harbin) : au printemps 1898, il n'y a rien ou presque.
À 6 500 KM DE MOSCOU, UN QG ANTIBOLCHEVIQUE
La KVGD paie bien ses employés, elle les loge dans des maisons agréables, construit églises et écoles. Harbin pousse comme les villes de l'Ouest américain : 19 000 habitants en 1899, 45 000 en 1903, plus de 100 000 en 1917. Avec une différence notoire : c'est en Chine que se trouve cette ville russe, avec son administration, sa police et ses tribunaux, construite par des Russes pour une ligne de chemin de fer russe gardée par plus de 25 000 soldats impériaux. En 1917, ils ne représentent que 40 % de la population, mais les Chinois ne sont que trois au conseil municipal. Près de 6 500 kilomètres séparent Moscou de Harbin : de quoi tempérer le vent révolutionnaire qui souffle à partir du printemps 1917. Huit mois plus tard, quand Lénine renverse le gouvernement provisoire, ses adversaires émigrent à Harbin. Horvath, devenu général, fait appel aux troupes chinoises pour se débarrasser des bolcheviques. Expulsées, elles sont accueillies à la frontière par les Cosaques de Grigori Semenov. Farouche anticommuniste - il participera à un projet d'assassinat de Lénine -, il ordonne de passer à tabac les rouges de Harbin et d'en fusiller certains.
À aucun moment de la guerre civile, les communistes ne remettront les pieds à Harbin. Horvath, qui a comme conseiller militaire Alexandre Vassilievitch Koltchak, propose d'utiliser la KVGD comme fer de lance dans la guerre contre le pouvoir bolchevique ; en juillet 1918, il est même nommé « dirigeant suprême de la Russie », avant que ce titre ne soit attribué à Koltchak. Celui-ci fait du général son représentant pour l'Extrême-Orient. Entre Omsk, siège du gouvernement Koltchak, et Vladivostok, où ont débarqué Japonais, Américains et autres alliés venus, officiellement, aider l'amiral blanc, Harbin occupe une position exceptionnelle.
La population de la ville double encore. Un général russe décrit une Coblence « où les affairistes à moitié honorables, les aventuristes et les roturiers ont remplacé les marquises et les petits-maîtres de la Révolution française ». Un officier français qualifie Harbin de « carrefour mondial du vice et de la spéculation sur les changes ». Koltchak perd le pouvoir, il est trahi par les alliés et exécuté par les rouges. Harbin poursuit sa vie presque irréelle. Tout au plus accueille-t-elle toujours plus de réfugiés. Les prix s'envolent, la peste remplace le choléra et l'insécurité menace. La fin de la guerre civile provoque une rupture : l'éternel Horvath est démis de ses fonctions sous la double pression des cheminots grévistes et des Chinois, décidés à redevenir maîtres chez eux.
Jusqu'en 1924, Harbin reste un anachronisme, l'ultime survivance de l'empire russe d'avant 1917. Les écoles fonctionnent à l'ancienne ; les banques et les belles demeures trônent dans des artères dignes des capitales européennes ; les églises orthodoxes cohabitent avec les synagogues et les mosquées ; les Géorgiens, forçats ayant achevé leur temps, tiennent les buffets des gares de la ligne. La vie continue, pour oublier la défaite de la guerre civile et préparer la reconquête. Ne manque que la noblesse la plus huppée, très rare à avoir émigré par la voie sibérienne. La réalité s'impose quand les gouvernements soviétique et chinois signent un ensemble d'accords destinés à tirer un trait définitif sur les relations bilatérales antérieures. Ainsi, la KVGD est désormais gérée conjointement, avec une présidence réservée à un Chinois. Les anciens responsables russes sont arrêtés. Horvath, encore conseiller de la compagnie, est licencié : pour survivre, son épouse doit se transformer en fermière. À l'été 1925, tous les employés de la KVGD qui ne sont ni citoyens soviétiques ni citoyens chinois sont mis à la porte.
À SHANGHAI, SPLENDEUR ET MISÈRE DU « PETIT MOSCOU »
Même si les Chinois continuent d'utiliser d'anciens officiers russes et n'hésitent pas, quand un émigré russe est tué, à faire arrêter 70 Soviétiques par des Russes blancs servant dans la police chinoise, un constat s'impose : Harbin n'est plus tout à fait ce qu'elle était. De quelque 165 000 à 250 000, selon les estimations, à la veille des accords sino-soviétiques, sa population russe décroît à moins de 100 000 âmes à la fin de la décennie. Certains se réfugient aux États-Unis, en Australie ou en Amérique latine. D'autres s'éparpillent en Chine, avec une destination privilégiée : Shanghai.
Les émigrés russes se concentrent dans la concession française, un espace longtemps resté à l'écart du formidable développement d'une métropole forte de plus de 1,5 million d'habitants. Bientôt, le quartier autour de l'avenue Joffre gagne le surnom de « petit Moscou ». Cafés, restaurants, magasin de fourrures, boutiques de lingerie, modistes, pharmacies, librairie : tout est russe, ou presque. Leur quotidien à Shanghai est pourtant loin d'être idyllique. Une bonne partie d'entre eux est au chômage. Ceux qui travaillent sont à peine mieux payés que les Chinois. Presque aucun ne parle le mandarin, et le français comme l'allemand, leurs langues étrangères les plus familières, sont beaucoup moins utiles que l'anglais dans la concession internationale.
Les plus chanceux sont les militaires. Ils sont employés pour leur savoir-faire : la municipalité crée une unité russe (800 hommes en 1937) avec un étendard aux couleurs de l'ancien empire frappées du blason de la ville. Les plus exposées sont les femmes : Shanghai est un haut lieu de la prostitution, une plaque régionale dans la traite des Blanches. Une forte proportion de femmes russes vendent leur corps. Dans ce contexte, l'une d'elles, Gali Bajenov, se montre particulièrement talentueuse : elle vit à Shanghai de sa beauté - sans, presque, fermer les yeux sur ses principes - et réussit à quitter la Chine très tôt. Ce qui lui permet d'éviter le piège qui se referme sur l'émigration russe, brimbalée entre les Chinois, les Soviétiques et les Japonais.
Cinq années après leurs accords de 1924, Chinois et Soviétiques sont en guerre. L'explosion d'un poste de police à Harbin sert de prétexte au véritable enjeu : la maîtrise de la KVGD. Et, à l'heure des négociations (1931), Moscou exige des sanctions lourdes contre les Russes blancs, dont certains ont combattu dans les rangs chinois - un accord accepté par les Chinois mais non suivi d'effets. Les deux rivaux doivent surtout compter avec les ambitions de Tokyo. Dès 1922, le gouvernement nippon ouvre à Harbin un institut où ses jeunes fonctionnaires apprennent l'« Extrême-Orient russe ». Le projet est transparent : il s'agit de conquérir la Mandchourie, le reste de la Chine et la Sibérie.
LE COUP DE GRÂCE DONNÉ PAR L'ARMÉE ROUGE EN 1945
En 1932, les Japonais installent en Mandchourie un État fantoche à leur solde, le Mandchoukouo. À l'été 1937, ils lancent une offensive générale en Chine ; Shanghai est occupé en novembre. Face à Tokyo, Moscou gagne du temps. Au mépris de l'accord de 1924, l'empire du Milieu accepte de vendre la KVGD au gouvernement japonais - à un prix dérisoire. Dans le même temps, les Soviétiques intensifient leur réseau d'espionnage en Chine. C'est ainsi qu'apparaît, dès mai 1930 à Shanghai, le « journaliste » Richard Sorge. De beaux yeux bleus et une moto puissante lui ouvrent rapidement toutes les portes. Dans le jeu du chat et de la souris qui les oppose aux Soviétiques, les Japonais mettent les émigrés russes à leur service. Semenov, Horvath et le chef du Parti fasciste russe, Constantin Rodzaevski - « Pour Dieu, la Nation et le Travail » comme slogan, une chemise noire ornée sur la manche d'un svastika -, considèrent les Japonais comme leurs meilleurs alliés contre l'ennemi soviétique : ils s'engagent donc à leurs côtés. En revanche, d'autres émigrés n'oublient pas la défaite de 1905 et les « Banzaï ! » criés tous les ans dans les cérémonies nippones lorsque la maquette d'un navire russe disparaît dans l'eau, ils n'apprécient guère la mainmise sur toutes les associations. En quittant le Mandchoukouo pour Shanghai, ces Russes pensaient échapper aux Japonais. En 1937, les forces nippones les rattrapent.
Huit ans plus tard, la victoire de l'Armée rouge place l'émigration russe devant une tout autre réalité. Sans tarder, les services spéciaux soviétiques arrêtent les principaux responsables de l'émigration, dont Semenov et Rodzaevski, avant d'élargir les rafles puis de rapatrier de force 12 000 Russes blancs en l'espace d'un an. D'autres émigrés reviennent volontairement dans leur patrie, confiants dans les discours de Staline... La victoire des communistes chinois de Mao Tsé-toung sur les forces nationalistes de Tchang Kaï-chek, en 1949, signe la fin de la présence russe. En 1954, environ 200 Russes sont recensés à Shanghai. Dans les années 1990, ils ne sont plus qu'une vingtaine à demeurer à Harbin.
Alexandre Jevakhoff
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