SOLJENITSYNE

Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne est né le 2 décembre 1918 à Kislovodsk, dans le Caucase. Son père, étudiant en lettreset engagé volontaire est mort six mois avant sa naissance. Il grandit dans des conditions très dures à Rostov-sur-le-Don avec sa mère.

Exiled Soviet dissident writer Alexander Solzhenitsyn gives a press conference in Paris 04 January 1975 at the "Editions du Seuil", his French publisher. 1970 Nobel prize in Litterature, the Soviet writer and dissident Alexander Solzhenitsyn was condemned to eight years hard labour in the gulag for having criticized Soviet leader Stalin in 1945. He was arrested again and expulsed from USSR in 1974. He lived in the USA and came back to Russia in 1994.

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Mai 1941. Alexandre Soljenitsyne (à gauche) a 22 ans et vient d'achever ses études universitaires. Diplômé en sciences et mathématiques, il suit des cours par correspondance à l'Institut d'histoire, de philosophie et de littérature de Moscou.

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1944. Jeune marié, Soljenitsyne est mobilisé depuis 1941. Dans une lettre à un ami il affirme que Staline est un mauvais théoricien et un piètre stratège. Pour ces critiques, il est condamné en 1945 à huit ans de goulag.

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Mars 1951. Pendant sa longue détention, Soljenitsyne, prisonnier 282, est opéré d'un cancer. Il est libéré le jour même de la mort de Staline, le 5 mars 1953 et relégué en Asie centrale.

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Réhabilité en 1956, il s'installe à Riazan, à 200 km de Moscou. Il devient enseignant. En 1962, il publie dans la revue Novy Mir, Une journée d'Ivan Denissovitch, un récit inspiré par son expérience des camps. En 1967, son Pavillon des cancéreux est interdit de publication. Ses livres (Le pavillon..., Le Premier Cercle) ne sortent qu'en 'samizdat', les éditions clandestines, et à l'étranger, où ils connaissent un grand succès.

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Soljenitsyne en 1974. Prix Nobel de littérature en 1970, il est privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il s'installe alors en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis. Il ne reviendra en Russie que vingt ans plus tard, après la chute de l'URSS.

Soljenitsyne en 1974. Prix Nobel de littérature en 1970, il est privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il s'installe alors en Allemagne, en Suisse puis aux États-Unis. Il ne reviendra en Russie que vingt ans plus tard, après la chute de l'URSS.

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Conférence de presse de l'écrivain et dissident soviétique à Zurich, le 7 décembre 1974.

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Le 10 décembre 1974, il se rend enfin à Stockholm pour recevoir son Prix Nobel.

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À la télévision française, pour l'émission Apostrophes, le 11 avril 1975. De g. à dr. : Nikita Struve, l'éditeur russe de Soljenitsyne à Paris, l'écrivain, Claude Durand, son éditeur en France, et Bernard Pivot.

À la télévision française, pour l'émission « Apostrophes », le II avril 1975. De g. à dr. :
Nikita Struve, l'éditeur russe de Soljénitsyne à Paris, A. Soljénitsyne, Claude Durand et Bernard Pivot.
« Si l'on voulait savoir ce que signifie ce mot galvaudé de « charisme », un ascendant qui s'impose dans l'instant,
un magnétisme qui accompagne les idées les plus simples,
il n'y avait qu'à regarder Soljénitsyne à la télévision » (Jean Daniel

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Le lendemain de son passage à la télévision française, l'écrivain dédicace l'édition française de son nouveau livre, Le Chêne et le veau.

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Le maire de Paris, Jacques Chirac, profite de la présence d'Alexandre Soljenitsyne à l'Hôtel de ville le 30 septembre 1993 pour lui demander une dédicace.

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Avec Bernard Pivot le 17 septembre 1993. L'émission s'appelle désormais Bouillon de Culture. Trois ans auparavant, l'écrivain a retrouvé la nationalité soviétique.

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Le 25 mai 1994, Alexandre Soljenitsyn quitte sa maison de Cavendish, dans le Vermont, aux Etats-Unis, où il vient de passer les 18 dernières années de son exil. Le dissident soviétique retourne en Russie.

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Le 27 mai 1994, avec sa femme Natasha il revient dans son pays natal.

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En septembre 2000, lors d'une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine. Depuis son retour, il se montre critique envers l'Occident et envers l'évolution de la Russie post-soviétique, appelant à un retour aux valeurs morales traditionnelles.

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Le 13 décembre 2000, Alexandre Soljenitsyne reçoit un prix à l'ambassade de France en Russie.

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Le 12 juin 2007, Poutine lui avait rendu visite pour lui remettre le Prix d'Etat. Le président russe avait alors loué celui qui a "dédié sa vie à la patrie".

ZEK vs KGB.......ZEK+KGB
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Il ne manquait à cette spirituelle soirée que la présence d'Alexis II, chef de l'Eglise orthodoxe et patriarche de toutes les Russies. Mais une icône était là tout de même, accrochée au mur de la bibliothèque d'Alexandre Soljenitsyne, et Vladimir Poutine la contempla longuement. Quelle rencontre ! L'auteur de L'Archipel du goulag, le symbole de la dissidence, l'homme qui expliquait que le fondement de sa vie « est de témoigner pour les zeks (prisonniers du goulag) », et l'ancien directeur du FSB (ex-KGB), l'homme qui fit poser en 1999, place de la Loubianka, une plaque à la mémoire de Iouri Andropov, l'un des plus efficaces liquidateurs des « éléments anti-soviétiques »...

Mercredi soir 20 septembre, le président russe et son épouse Lioudmilla, ont donc rendu visite au couple Soljenitsyne, qui vit à une trentaine de kilomètres de Moscou. Un rapide dîner à quatre a été suivi, selon le Kremlin, d'une conversation de trois heures entre les deux hommes. Le président et le prix Nobel de littérature ont-ils évoqué ce passé qui aurait pu également les placer face-à-face, mais dans de toutes autres conditions ? En 1974, l'écrivain était expulsé d'Union soviétique. L'année suivante, le président était déjà recruté par le KGB. « Non, je n'ai jamais été tenté par la dissidence, j'ai été un officier comblé », expliquait en février M. Poutine. « Avez-vous pensé alors à l'année 1937 ? », lui demandait un journaliste, cette année de terreur stalinienne, que Soljenitsyne s'attacha tant à décrire. « Honnêtement, absolument pas. (...) Vous savez, on peut sans exagération me considérer comme le produit réussi d'une éducation patriotique de l'homme soviétique », répondait M. Poutine.

L'« homo sovieticus » et le porte-voix des victimes se retrouvent aujourd'hui. Avec le projet commun de restituer à la Russie sa grandeur, son âme et sa spiritualité. L'écrivain, qui avait dénoncé Boris Eltsine, les « libéraux » et la « cruelle tribu de bêtes » pillant le pays, est cette fois convaincu. « Vladimir Vladimirovitch a un esprit mordant, il comprend vite, n'a aucune soif personnelle de pouvoir. Le président comprend toutes les énormes difficultés dont il a hérité, il faut souligner son extraordinaire prudence et son jugement équilibré », a-t-il commenté.

https://www.lemonde.fr/archives/article

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