Le monde à l'envers
Thomas Jefferson ... à la
trappe / Les criminels Hamas au Pantheon
Brave new world...
Essai sur la politique des statues à l’âge de la “cancel culture”,
par Pierre Vesperini, publié le 17 novembre 2021 /
Pierre Vesperini, né en 1978, est un chercheur au CNRS, helléniste, latiniste, philosophe et historien français, spécialiste de l'Antiquité.
***
À l’unanimité, la statue de Thomas Jefferson, l’un des Pères fondateurs des États-Unis, a été retirée du conseil municipal de New York. Pierre Vesperini, philosophe spécialiste de l’Antiquité, regrette une telle décision. Dans cet essai argumenté et très précis historiquement, il propose cinq critères concrets pour sortir d’une cancel culture dangereuse et mortifère. Un texte exceptionnel, tant par son érudition que son sens de la nuance, et que nous sommes fiers de publier dans son intégralité.
===========================================================
En ces temps de cancel culture,
ce n’est certes pas la première fois qu’une statue disparaît de l’espace
public, qu’elle soit abattue par la violence ou soustraite aux regards par les
autorités afin d’être protégée, comme c’est arrivé à celle de Churchill à Londres.
Plusieurs statues de Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis de
1801 à 1809, ont d’ailleurs été retirées ou détruites l’an dernier, d’après le
New York Times, notamment en Géorgie et dans l’Oregon. À chaque fois, la
décision était motivée par le fait que Jefferson était un propriétaire
d’esclaves : il en possédait plus de six cents, et avec l’une d’entre eux,
Sally Hemings, il eut six enfants. Six enfants, donc six nouveaux esclaves,
bien sûr, selon l’adage Partus sequitur ventrem, « l’enfant suit l’utérus »,
directement inspiré du droit romain. (...)
------------------------------------------------------------------------------------------------
... textul integral are 18 pagini / vezi adresa textului procesat:
https://1drv.ms/b/s!AoCtbqdoTHUSiegp2WGlM7tfWaLExg?e=cAaxWU
