
Stefan Martens, Albrecht Betz, Intellectuels et l'occupation,
1940-1944: Collaborer, partir, résister,
Autrement, (3 septembre 2004), 359 p., 24,90€
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Jefrey Mehlman, Émigrés à New-York:
Les intellectuels français à Manhattan, 1940-1944,
Albin Michel, Broché – 4 mai 2005,25,40€.
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En 1931, lorsque Pétain et Laval se rendent à New York, l'ambassadeur français, Claudel en personne, y voit la promesse que les valeurs libérales seront sauvées en France... Ainsi naissent ce qu'il est convenu d'appeler les « malentendus transatlantiques », qui, dix ans plus tard, conduiront les Américains à se méprendre du tout au tout sur le régime de Vichy et à se méfier davantage de De Gaulle que de Pétain. Retraçant avec allégresse et mordant les premières réactions américaines à la chute de la France devant les armées de Hitler, Mehlman montre que, vu d'outre-Atlantique, les Français semblaient passablement piteux.
Mais qu'en était-il de la communauté française émigrée de New York ? Contrairement à ce qu'on imagine souvent, elle était moins faite de résistants ou de gaullistes, voire d'antinazis, que de pétainistes, qui avaient de l'Allemagne une image des plus fantaisistes (Maeterlinck), irénique (Breton), quand ils n'étaient pas plus ou moins indifférents comme Lévi-Strauss. Se fondant sur des matériaux d'archives souvent inédits, J. Mehlman a écrit une page peu connue de l'histoire de France, « les pétainistes de New York ». Son essai nous oblige à considérer autrement nos généalogies idéologiques et nous aide à comprendre le peu de cas que font les Américains, depuis Roosevelt, des « coups de gueule » français.
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Dominique Venner, Histoire de la Collaboration,
Pygmalion, Broché – 27 septembre 2002
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François Broche, Histoire de la collaboration: 1940-1945,
TALLANDIER Poche – 3 juin 2021, 768p.,12,90€
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Pascal Ory, Les collaborateurs,
1940-1945, Seuil,
Poche – 1 mars 1980, 352p., 11,40€
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Laurent Joly. Les Collabos: Treize portraits
d'après les archives des services secrets de
Vichy, des RG et de l'épuration, Editions
Tallandier,Poche – Illustré, 5 septembre 2019, 248 p., 8,50€
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Sous l'Occupation, les collabos étaient les partisans d'un engagement sans réserve aux côtés d'Hitler. Voici les portraits de treize d'entre eux, mégalomanes aux ambitions recuites, gangsters sans états d'âme et autres jusqu'au-boutistes. Fondée sur des archives inédites produites par la police et l'institution judiciaire, cette série de treize portraits plonge le lecteur dans le monde de la collaboration-ultra, dévoilant ses ressorts intimes, ses logiques cachées et son étonnante diversité : du politicien venu de la gauche au militant fasciste de toujours, du discoureur professionnel au cagoulard-milicien, en passant par le gangster fourvoyé dans la « Gestapo française ».Laurent Joly, directeur de recherche au CNRS, a publié plusieurs ouvrages sur l'extrême droite française et la politique antijuive de Vichy.
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Fabrice Virgili, François Rouquet, Les Françaises,
les Français et l'Épuration: De 1940 à nos jours,
FOLIO HISTOIRE, Poche – Illustré, 12 avril 2018,
832p. 13,10€
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"Alors que l'orage s'éloigne, une tâche immense s'impose à tous les Français : celle de refaire notre belle France que les nazis ont souillée de leur présence". Cet écho du Travailleur de l'Oise en octobre 1944 illustre la démarche de ce livre : s'attacher non plus à la seule étude politique et institutionnelle de l'épuration, mais, dans la veine d'une historiographie renouvelée, aux Françaises et aux Français face à l'événement. Il y a une évidente dimension populaire de l'épuration. Il s'agit non pas du catalyseur des "excès de la foule" qui déborderait les nouvelles autorités, mais au contraire d'un mouvement antérieur à l'installation du pouvoir politique à la Libération. Deux dynamiques coexistent en effet dès le début de l'Occupation. L'une, en France, souterraine mais qui s'étend, lente et silencieuse, menace les traîtres et, l'heure venue, veut les tuer ; l'autre, à Londres, puis dans les autres terres d'exil, réfléchit à la justice et à ses normes et prépare des ordonnances. Ces dynamiques, disjointes, se conjuguent finalement au moment de la libération des territoires dans une grande diversité de situations. Cette histoire sociale de l'épuration prend en considération également la question du genre : les relations entre les femmes et les hommes ne sont pas seulement perturbées durant la guerre, leurs identités respectives le sont également et durablement. La volonté de régénération de la patrie et des moeurs, notamment des moeurs féminines, explique l'ignominie des tontes. C'est donc dans un cadre géographique et social élargi que cet ouvrage envisage l'épuration : du village au pays tout entier, jusqu'au continent et à l'Empire ; de l'intimité du domicile et de la famille au bureau, à l'usine ou au champ, de la rue au tribunal, des Maquis aux prisons.
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Annie Lacroix-Riz, La non-épuration en France:
De 1943 aux années 1950, Dunod, Poche, 12 avril
2023, 792p.12,90€
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Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, « l’épuration sauvage » frappe les amoureuses de soldats de la Wehrmacht et les notables, multipliant tontes barbares, séquestrations, cours martiales et exécutions sommaires. Témoignages et documents décrivent ainsi la résistance armée préparant la libération de la France. Mais qu’en est-il des élites ?
Se fondant sur les archives, Annie Lacroix-Riz démontre que la criminalisation de l’épuration pour collaboration a surtout couvert la non-épuration des élites. Sous l’égide des ministères de l’Intérieur et de la Justice, les « décideurs » des milieux financiers, magistrature, police, armée, haut clergé, presse et appareil politique ont été soustraits au châtiment promis à Londres.
Une enquête historique qui lève le voile sur un pan de notre histoire contemporaine.
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David Alliot, Le festin des loups: Collabos,
profiteurs et opportunistes sous l'Occupation,
TALLANDIER (1 juin 2023), 288p., 9,50 €
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Pour certains Français, la défaite de juin 1940 fut une « divine surprise ». Poussés sur le chemin de la compromission avec l’occupant par des motivations aussi diverses que la conviction politique ou le simple opportunisme, ces hommes et ces femmes ont écrit l’une des pages les plus honteuses et controversées de notre histoire.
Parmi eux, Jacques Doriot, un ancien communiste qui combattait sous l’uniforme allemand ; Jean de Mayol de Lupé, un évêque royaliste; Marcel Petiot, un médecin psychopathe pseudo-résistant profitant de la détresse des Juifs pour les faire disparaître… En faisant le pari de la collaboration, chacun à leur manière, ils ont profité du chaos né de la guerre.
À travers ces quatorze portraits au scalpel, David Alliot revisite ces années sombres, qui ne l’ont pas été pour tous.
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Robert O. Paxton, La France de Vichy, 1940-1944, Seuil, 1980, Poche, 19 novembre 1999, 352 p.
Broché 15,57 €
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"Révolutionnaire"... C'est ainsi que fut salué l'ouvrage de Paxton à sa sortie, en 1972. Trente ans plus tard, on comprend encore l'onde de choc soulevée par les thèses novatrices de cet historien américain. Adoptant une démarche dépassionnée sur un sujet qui ne l'était guère, usant de méthodes rigoureuses et d'autant plus percutantes qu'elles étaient fondées sur l'impartialité, Paxton s'en allait tranquillement dire aux Français, preuves à l'appui, que le régime de Vichy avait recherché la collaboration avec l'occupant, entraînant le pays sur la voie d'une déchéance morale, dont les tenants et les aboutissants étaient scrupuleusement analysés. En voulant sauver l'État, Vichy avait failli perdre la nation et l'État.
Parce que ses conclusions ont des résonances terriblement actuelles - au point que l'auteur a été appelé à éclairer les jurés lors du procès Papon - La France de Vichy demeure la référence bibliographique incontournable sur cette période troublée. --Stéphane Par
Henry Rousso, Le Syndrome de Vichy: De 1944 à nos jours, Points Poche, 3 octobre 2016, 216p., 11,30€
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Pierre Laborie, Le chagrin et le venin: Occupation. Résistance. Idées reçues, FOLIO HISTOIRE, Poche – 25 avril 2014, 416 p.
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Le chagrin et le venin, c'est ce qu'il reste aujourd'hui d'une vision de l'Occupation et de la Résistance qui s'est largement mise en place dans les années 1970, particulièrement avec le film de Marcel Ophuls, Le Chagrin et la Pitié. Depuis lors, la vision de la France occupée, à la télévision comme dans les ouvrages d'historiens reconnus, est celle d'un pays immobile, préoccupé dans sa grande majorité de durer, replié dans un attentisme marqué par l'opportunisme, des arrangements consentants, voire une indifférence coupable aux minorités persécutées, avec à ses marges deux minorités décrétées équivalentes, les résistants (confondus avec les seuls maquisards) et les collaborateurs. Etonnante vision qui fut dès la fin de la guerre forgée et propagée par les hussards en défense des collaborateurs traduits en justice. Pierre Laborie, l'un des meilleurs spécialistes de la France des années noires, retrace la genèse de cette vision dans un ouvrage qui se révèle être la réflexion la plus acérée sur la France occupée, les usages de plus en plus dominants qui sont faits de cette période et son instrumentalisation pour les besoins d'un présent tenaillé par l'immédiat
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Jean-Pierre Azema, François Bédarida, La France des années noires,
tome 1: De la défaite à Vichy, Seuil, 592 pages / Grand format 47,90 € / Poche 13,95 €
La France des années noires, tome 2: De l'Occupation à la Libération, Points Histoire, Seuil (2 novembre 2000), 736p., 14.90 €
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